L'importance du contact physique pour le nourrisson - la mémoire



Pour le nourrisson bien sûr, pour l’adulte que nous sommes également.

Le contact physique est primordial dans le développement du nourrisson. Mais bien d’autres éléments entrent en ligne de compte pendant la grossesse et la naissance.

Imaginez qu’en tant qu’adulte on vous prive de chaleur, de dialogue, de considération, de valorisation… les effets se font ressentir rapidement par des symptômes tels que déprime, tristesse, énervement, sentiment d’injustice, mauvais sommeil, insomnie, troubles digestifs, maux de tête, lassitude, démotivation, colère, vide intérieur, froid, nuque tendue, trapèzes noués, etc.

Dans les cas les plus sérieux, le Burn Out, la dépression, des troubles ou douleurs chroniques.

Alors que le cortex adulte est à même de filtrer les événements et de raisonner, il n’en demeure pas moins une frustration voire une blessure ou un traumatisme qui engendre des effets plus ou moins pénalisants. Et le tout-petit n’a pas cette capacité corticale. Il est dans l’expérience physique et émotionnelle.


Plus le nourrisson a manqué de contact physique positif (bienveillant, chaleureux, dispensé avec amour, respectueux, sincère…) plus les situations adultes engendreront des réactions importantes voire graves lorsqu’il éprouvera un manque de considération, de dialogue, de chaleur, de sincérité, d’authenticité, de compréhension…

Le petit être nouvellement arrivé à la vie est totalement dépendant des soins qu’il recevra.

Ses besoins sont simples, mais rarement satisfaits de la façon dont il en a réellement besoin ou au moment où il en a réellement besoin.

C’est ainsi que plus grand, quelle que soit l’affection ou l’attention qu’on lui manifestera, elle ne sera jamais ou rarement satisfaisante. Car il a appris et expérimenté très tôt que ses besoins affectifs et d’attention ne seraient pas satisfaits, ou partiellement satisfaits.


Prenons un exemple :

Un bébé pleure lorsqu’il a faim, il a froid, il a mal, il a besoin d’être rassuré, apaisé, consolé, de se sentir aimé, d’être changé, d’évacuer et s’ exprimer, de sentir que ses besoins seront satisfaits sans condition aucune…

Notre société, notre culture, notre éducation émettent souvent des principes tels que :

« Il faut le laisser pleurer, sinon il deviendra capricieux » « Il faut qu’il apprenne à être patient, qu’il sache qu’il n’aura pas toujours tout dans la vie quand il le demande… » « Je n’ai pas le temps tout de suite » « Attends, je suis occupé(e) » « ah non pas déjà ou pas maintenant… »


Un tout petit ne fait jamais rien pour ennuyer ses parents ou ceux qui prennent soin de lui, il exprime simplement ses besoins de base pour se développer au mieux. Et il est fréquent que les adultes s’occupant de jeunes enfants n’aient pas toujours la possibilité d’être aussi disponibles que l’enfant en a besoin.

Un enfant qui reçoit, se développera en pleine possession de ses moyens et capacités, sera rassuré, il aura confiance en lui, il sera autonome, aura une bonne estime de lui-même, fera des expériences, n’aura pas peur d’échouer, de parler en public, d’aller vers les autres, de rester seul…

Par recevoir j’entends : câlins donnés avec cœur quand il en a besoin, nourri à la demande, qui a été porté, bercé délicatement, consolé lorsqu’il pleurait, tenu dans les bras, accepté avec ses pleurs, ses douleurs, ses peurs, qui n’a pas été laissé seul à pleurer ou souffrir, pris dans les bras aussi souvent que possible, ayant connu le peau à peau dans ses premiers mois de vies t à maintes reprises, regardé avec tendresse, manipulé avec délicatesse, à qui l’adulte parlait avec considération, qui a été accompagné dans ses expériences et non brimé, stoppé… qui a été valorisé dans ses échecs et ses réussites…

On dit qu’avant 3 ans, l’enfant ne garde aucun souvenir.


Il est important de préciser qu’il s’agit de la mémoire consciente. Car le cerveau et le corps, ainsi que chaque cellule de ce dernier, ont une mémoire qui démarre dès la mise en place du système nerveux, soit à environ 6 semaines de gestation. A partir de là, le corps et le cerveau enregistrent : au départ ce sont surtout des sensations bien sûr. Mais le processus est amorcé.

Il est dans les chairs de sa mère, baigné dans le liquide amniotique qui le protège. Mais il ressent, il ressent sa mère pour commencer : son humeur son agitation, sa plénitude, son stress, ses angoisses, ses joies… Il sait de façon non raisonnée s’il est désiré ou non.

A la naissance, le tout petit sait comment il a été aidé à venir au monde et avec quel désir. Il le sait mieux que quiconque car c’est sa propre expérience. Toutes les expériences de ses 3 premières années de vie sont enregistrées de la même manière puis soigneusement conservées dans son inconscient, dans ses cellules et son système nerveux.

Son corps et son système émotionnel se rappellent sans cesse toutes ces expériences de vie. C’est ainsi qu’il produira encore et encore certains modes de réactions dans certaines situations : appréhensions, prises de risques, colères, cauchemars, insomnie, mutisme, discrétion, extraversion, clowneries, blocages, douleurs ou tensions physiques (accélération du rythme cardiaque, baisse ou hausse de tension, troubles de lucidité, tremblements, tétanie, fourmillements, crises d’épilepsie, des éruptions cutanées telles que psoriasis, eczéma, mycoses…)

Les besoins non satisfaits du nourrisson sont engrammés dans son organisme et conditionnent ses modes de réactions et de relations à venir.

Un accompagnement adapté aux besoins de l’adulte qu’il est devenu permet d’apaiser considérablement les symptômes générés. Ne serait-ce que s’accorder des moments de relaxation encadrée.


Bonne lecture…

https://www.mieux-vivre-autrement.com/le-nourrisson-limportance-du-contact-physique.html?fbclid=IwAR2y-Kxrv_ELmI4CX1qCFAuzcql2eqg88L-Nf6lxqrRWlkJKnhD3r9x9eX8

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